Les enseignements de la PNL et du père Gogo – Partie 1

J’ai eu récemment l’occasion d’une longue conversation téléphonique avec mon vieux copain Gogo, avec lequel je dois dire que cela faisait bien trop longtemps que je n’avais pas pris le temps de tailler une bavette…

Grande joie donc ! Mais surtout, comme toujours avec lui, un bon shoot de vérités aussi simples que transcendantes. Car une des immenses forces de Gogo réside dans le fait qu’il est solidement ancré dans la réalité et doté d’un esprit binaire… dans le bon sens du terme, bien sûr ! Avec lui, point de complication : ce qui est pensé est énoncé, ce qui n’est pas énoncé n’est pas pensé. Aussi simple que ça.

Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus version Gogo (en l’an de grâce 2001)

Pour vous re-situer, Gogo et moi avons partagé à la sortie de nos études secondaires un appartement à New York aussi microscopique que rempli de cafards (forcément… NY, NY) et un certain nombre d’aventures de voyages.

Je me rappelle notamment d’une conversation de l’époque où il m’avait gentiment expliqué, grosso merdo, que les hommes étaient relativement binaires et que quand un garçon disait blanc, je pouvais partir du principe que cela voulait dire blanc… mais qu’avec nous les filles c’était un poil plus compliqué, car quand on disait blanc, on voulait en fait souvent dire autre chose (ah oui ??? sans déconner !!!).

Et de me souligner que comme le garçon qui reçoit l’information ne va pas se demander si nous avons dit blanc en pensant gris, ou noir, ou rose bonbon et va (bêtement?) rester sur l’information brute transmise, cela crée quelques confusions, pour ne pas dire plus :).

Qui c’est qui finit le dessert ???

Puis Gogo de me trouver cette illustration de génie que je n’ai jamais oubliée : “Tu vois Raph, si dans un dîner on passe un plat autour de la table en disant “Qui veut finir?” et que tu dis non, et bien si je suis le seul à avoir dit oui, je vais finir le plat. Je ne vais pas me demander si tu as dis non pour faire des politesses et aimerais que j’insiste pour que tu te resserves…

Teeeeeellement juste ! J’ai vu si souvent des fins de fromages odorants ou autres plats alléchants terminer leur vie dans la bouche de quelqu’un d’autre – généralement de sexe masculin d’ailleurs – parce que je n’avais pas su réellement dire “Oui, même s’il n’en reste qu’un micro bout, que nous sommes plusieurs encore affamés et que je me suis déjà resservie, j’en veux bien encore, merci”. Touchée, coulée.

NB: cela dit, pour me dédouaner et aller un peu plus loin dans la psychologie de l’assiette, ce penchant à délaisser les derniers morceaux s’explique selon la psychosociologue Dominique Picard – auteure du «Que sais-je?» Politesse, savoir-vivre et relations sociales (2010, PUF) – par le fait que “s’approprier un bien commun quand on est en collectivité, c’est ne pas tenir compte des autres. Or, tenir compte des autres est une règle fondamentale du savoir-vivre, dont une des fonctions est d’établir des codes qui permettent de montrer aux autres qu’ils existent et sont dignes de considération.”… Bref, de là à qualifier mon pauvre Gogo de grossier personnage, il n’y a qu’un pas ! 🙂

Des enseignements de la PNL version Gogo (en l’an de grâce 2021)

Depuis cette conversation il y a plus de 20 ans, Gogo a été manager dans plusieurs grands groupes et a notamment été formé à la PNL, la programmation neuro-linguistique.

Il m’en rappelait lors de notre récente conversation deux des enseignements principaux pour lui :

  1. Plutôt que d’imaginer ce que pense quelqu’un, demande lui ce qu’il pense. Tout en n’étant pas naïf sur le fait que ce ne sera pas forcément la vérité, cela t’évite au moins d’être dans une démarche mentale de spéculation…. Finalement, on n’est pas si loin de l’anecdote du plat à terminer à la table du dîner 🙂
  2. ET Tu peux toujours choisir (d’être heureux, de dire merci etc)… et ça, comme cela n’a rien à voir avec la choucroute dont je parle depuis le début de ce billet, je propose qu’on en reparle la semaine prochaine, car ça m’a fait penser à une information particulièrement éclairante que j’ai lue récemment.

Sur ce, je vous souhaite une Wanderfull semaine pleine de OUI (ou de NON) francs et massifs, pour éviter tout malentendu fâcheux,

Raphaelle

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