Du Quotient Intellectuel au Quotient Situationnel

Intelligence situationnelle

L’intelligence situationnelle : une autre forme d’intelligence

Amis managers, DRH, parents, humains dotés d’un cerveau (… en bref, je ratisse assez large), ce message s’adresse à vous. 

À l’heure où l’on bouffe de l’Intelligence Artificielle à toutes les sauces et où vos amis ou collègues vous vantent certainement le QI surdéveloppé de leur rejeton à tout va (enfin… ça c’était probablement plutôt à l’époque où cantines et machines à café avaient encore un sens), voici une autre manière de penser l’intelligence – bien humaine celle-ci – qui me semble on ne peut plus d’actualité : l’intelligence situationnelle. 

Ce que je sais importe peu…

Dans les systèmes éducatifs, dans le monde de l’entreprise et dans notre société en général, on a tendance à mesurer notre intelligence à l’aune de notre QI et de nos compétences “dures”. 

Cet article du Harvard Business Review nous pose cette question : et si notre intelligence ne se résumait pas à ce que l’on sait, mais à ce que l’on fait… quand on ne sait pas ? Question que je trouve pour ma part fort réjouissante – et absolument nécessaire – même si comme tout le monde j’ai tendance à paniquer quand je me retrouve en situation où je ne sais pas.   

Ce que je fais quand je ne sais pas importe davantage !

On nous incite ici à faire au contraire la part belle aux compétences “douces” et notamment à ces 5 aptitudes :

  • L’art de se poser les bonnes questions;
  • Le bon sens;
  • L’adaptabilité;
  • L’humilité;
  • La mise en réseau.

Fort heureusement, ce n’est pas comme Obélix : nous ne sommes pas tombés dans la marmite ou pas en étant petits. Ces compétences s’apprennent et s’entretiennent !

Et le bonus, c’est qu’en développant notre intelligence situationnelle, nous sommes davantage en mesure de provoquer la “chance” (aka : nous adapter à des situations pour saisir ou provoquer des opportunités). 

Je crois que c’est le moment de citer de nouveau Paul Eluard, qui décidément a écrit un paquet de choses intelligentes: “Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous”.

Agilité, j’écris ton nom 

Le nouveau mot à la mode parmi les nouvelles générations est “agilité” et on les comprend. Car il en faut beaucoup pour naviguer ces temps-ci ! J’adore la question finale de l’article: “Et si nous évaluions désormais l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter ?”. 

Et de rappeler que ce que les enfants apprennent aujourd’hui sera probablement totalement inutile dans 30 ans. Effectivement, quand on s’entêtait à me demander quelle profession je voulais faire lors de mes études supérieures au début des années 2000 – question qui m’angoissait totalement – j’étais loin de supposer que les profils les plus en vogue vingt ans plus tard seraient les data scientists, les chief happiness officers ou encore les incubator managers !  

Les temps changent ma bonne dame 

Et c’est certainement tant mieux ! Alors à nous – les “vieux” – de nous adapter et faire évoluer nos critères obsolètes, avec nos enfants, dans nos entreprises, dans nos familles. 

Sur ce, je vous souhaite une Wanderfull semaine haute en QS et en chance provoquée !

Raphaelle

2 commentaires

  • corinnejacob dit :

    Merci Raphaelle de cet éclairage puissant et tellement plein de bons sens ..tout cela avec un ton enjoué et dynamique !!! 9a pulse et ça donne la pêche …et c’est bon de savoir … qu’on peut devenir TRES intelligent situationnellement !! 😀

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